Sweet Lands (2025) – Au pays des petits bonhommes sucrés


Dernière modification 26 février 2026 par Jarjar

Aperçu
Sweet Lands est un jeu assez costaud, qui nous vient du japon, conçu par Totsuca Chuo (Ostia) et illustré par Tatsuki Asano, nous transportant dans un royaume de bonbons. Suite au décès du roi, victime de sa gourmandise excessive, nous sommes convoqués pour bâtir la cité de sucreries la plus prospère et ainsi prétendre au trône. Ce jeu propose des parties de 2 à 3 heures riches en gestion de ressources, développement agricole et industriel, et collaboration avec les citoyens locaux (cartes). Le jeu vient avec plus de 200 cartes, 14 personnages uniques aux capacités asymétriques, et 449 pions en bois magnifiquement illustrés.
On ouvre la boite ici.

Partie en cours

Mes premières impressions
C’est un jeu absolument magnifique, d’une élégance époustouflante dans ses mécaniques ! Costaud, mais très agréable à jouer, il propose des mécanismes connus, mais superbement interlacés. C’est un jeu qui ne pardonne pas un mauvais départ. Le build-up est long, mais ô combien satisfaisant et plaisant à développer ! Et que dire du dernier tour, où l’on récolte enfin les fruits de son travail : c’est magique de voir son pion de victoire grimper presque sans arrêt =)

Sans être trop intense, l’interaction est bien présente, notamment à travers le choix des actions qui peut bloquer certaines options aux autres joueurs, ainsi que dans la course aux bonus durant la partie et en fin de partie. L’interaction reste davantage gênante que véritablement bloquante.

Sweet Lands offre une liberté stratégique absolument remarquable. Chaque partie propose une expérience unique, laissant une grande maîtrise de ses orientations tactiques. Vous choisissez votre style de jeu. Les combinaisons semblent infinies et toutes les approches paraissent viables.

Source : BGG

On commence avec très peu de ressources et seulement quelques cartes Citoyen : il faut tout construire. Cela peut paraître ardu lors de la première partie, mais devient beaucoup plus évident au fil des suivantes. Le jeu se joue en 5 tours, et introduit des mécanismes innovants, comme le placement de jetons Route et l’activation de bonus liés aux bâtiments automatisés.

Il ne se limite pas à la gestion des ressources matérielles du territoire : il accorde aussi une place centrale à la collaboration avec les citoyens. Les 200 cartes Citoyen permettent d’enrichir et de diversifier sa stratégie.

Quelques petits points négatifs toutefois : certaines icônes sont ambiguës, même si l’on peut généralement en déduire la fonction. La monnaie, représentée par de petits cubes, est difficile à manipuler. Enfin, l’aide de jeu au verso est imprimée en très petit caractère, pas idéal pour mes vieux yeux !

FAITS SUR LE JEU
>> La campagne Kickstarter s’est déroulée du 29 octobre au 27 novembre 2024, avec un objectif initial de 1 530 000 yens. Elle a finalement récolté 106 282 028 yens (686 909 US$) grâce à 6 806 contributeurs, un bon succès, certainement au dessus de leur attente.
>> Le fondateur d’Uchibacoya cherchait des jeux qu’il voulait jouer… et a fini par en créer lui-même. Il joue jusqu’à 1 000 parties par an.

MODE SOLO

Pas d’IA, seulement des cartes qui bloquent entre trois et quatre actions de base en début de tour. La tension liée aux objectifs en cours de partie et en fin de partie est absente. Ce mode permet toutefois de tester différentes stratégies.

Source : BGG

EXTENSION

Le CEO de Uchibacoya, Junpei, a écrit un message dernièrement sur BGG concernant les extensions à venir en 2027 :

Nous travaillons actuellement sur la conception du système pour les extensions. Nous avons presque terminé, mais nous devons prendre le temps de confirmer que le jeu est agréable même sans aucun biais. Nous aimons les jeux que nous créons, alors nous devons en tenir compte lorsque nous les évaluons !

Pour chaque extension, nous ajouterons une règle majeure. Ces règles ne peuvent pas être utilisées simultanément, l’Extension Halloween et l’Extension Vacances d’été remplacent chacune l’ensemble des règles lorsqu’elles sont utilisées. De plus, chaque extension introduit de nouveaux personnages. Les personnages apparaîtront en costumes d’Halloween et en tenues d’été.

La compagnie va lancer sous peu un nouveau jeu sur Kickstarter dans le même univers graphique appelé Rosalie. Le jeu s’articule autour d’une roseraie et met en scène la gestion de la dette, les opérations de l’entreprise et les krachs boursiers provoqués par la concurrence sur le marché ! Ça me semble tout aussi mignon et très intriguant !

Rosalie, source : Uchibacoya sur Threads

FICHE TECHNIQUE
Nombre de parties jouées : 4 (en solo, 2 et 3 joueurs)
Meilleure configuration de joueurs : 2-3
Prix payé : 200$CAN
Niveau : joueur averti (Complexité BGG : 4.14/5)
Mon meilleur pointage : 176
Campagne kickstarter : 686 909 US$
Règles

MES PREMIÈRES IMPRESSIONS
J’ai aimé :
>> Oui, un départ lent, mais oh combien délicieux aux 4e et 5e tours !
>> Magnifique production, superbe présence sur la table.
>> Direction artisique assez unique.
>> Jeu ouvert, avec vraiment beaucoup d’options.
>> Grande rejouabilité.
>> Livre de règles très bien présenté, avec une barre de progression (une première pour moi !) et une identification claire des modules sur le côté. Bravo !

J’ai moins aimé :
>> Certaines icônes ne sont pas référencées dans le livre de règles.
>> Icones très petites sur l’annexe, et un aide de jeu aurait été la bienvenue.
>> La monnaie ne se manipule pas super bien.
>> Il manque un peu de finition sur certaines composantes.
>> Beaucoup d’icônes, surtout sur la fiche personnage, ce qui peut être intimidant lors des premières parties.
>> Les plateaux courbes :/ L’industrie devrait vraiment régler ce problème qui revient trop souvent !

19

Sweet Lands est un jeu expert assez costaud caché derrière une direction artistique magnifique et mignonne, offrant une gestion au gramme près et une grande rejouabilité, une vrai perle ludique !


2 comments

  1. Bel article!

    Petite correction par compte : s’il est vrai que Totsuca Chao est aussi l’auteur de Ostia, il n’est cependant pas celui de Amalfi (dont l’auteur est en fait Takeo Yamada, un autre Japonais qui a aussi été édité chez Uchibacoya).

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